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Georges Rousse, Utopia, 2015, Familistère de Guise

Georges Rousse, Utopia, 2015, Familistère de Guise

Georges Rousse, Utopia, 2015, Familistère de Guise

  Georges Rousse, Utopia
  Le Familistère de Guise

  12.05 - 20.09.2015

Communiqué de presse


L’exposition du Familistère de Guise consacrée à Georges Rousse propose un parcours du travail de l’artiste photographe depuis les années 1980. Un important ensemble d’oeuvres créées en 2014 − 2015 au Familistère et à La Grenouillère à Montreuil-sur-Mer est pour la première fois présenté au public.






















































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Exposition du 12 mai au 20 septembre 2015. Familistère Godin, Pavillon Central – 02120 Guise. Tél. : +33 (0)3 23 61 35 36. Ouverture tous les jours de 10h à 18h.





Georges Rousse, Utopia au Familistère de Guise

© ArtCatalyse / Marika Prévosto 2015. Tous droits réservés

Quand Georges Rousse reçoit pendant l’été 2014 une invitation à travailler au Familistère de Guise, il y répond immédiatement favorablement. Le Familistère passe pour l’une des expérimentations sociales les plus accomplies tentées au XIXe siècle, une utopie concrète qui suscite aujourd’hui à nouveau la curiosité. L’artiste investit des appartements vides dans l’aile gauche du Palais social en cours de restauration. Dans les pièces aux murs couverts de papier peint, Georges Rousse installe des formes géométriques élémentaires puis développe une série d’oeuvres construites à partir du mot UTOPIA déployé sur des images de grand format, photographies-souvenirs personnelles − réelles ou fictionnelles − qu’il introduit pour la première fois dans son travail. Finalement, Georges Rousse s’engage sous le ciel vitré du pavillon central, icône du Palais social. Il y reconstruit un morceau d’architecture du Familistère, une épure du pavillon d’accueil des économats perméable au vide et à la lumière de la vaste cour, percée d’une double anamorphose.


Georges Rousse est né en 1947 à Paris. Depuis le Noël de ses 9 ans où il reçut en cadeau le mythique Brownie Flash de Kodak, l’appareil photographique n’a plus quitté Georges Rousse. Alors qu’il est étu­diant en médecine à Nice, il décide d’apprendre chez un professionnel les techniques de prise de vue et de tirage puis de créer son propre studio de photographie d’architecture. Mais bientôt sa pas­sion le pousse à se consacrer entièrement à une pratique artistique de ce médium sur la trace des grands maîtres américains, Steichen, Stieglitz ou Ansel Adams.


C’est avec la découverte du land art et du Carré noir sur fond blanc de Malevitch que Georges Rousse choisit d’intervenir dans le champ photo­graphique en établissant une relation inédite entre peinture, architecture et photographie. Il investit alors des lieux abandonnés qu’il affectionne depuis toujours pour les transformer en espace pictural et y construire une oeuvre éphémère, unique, que seule la photographie restitue.


Pour passer de l’espace réel en trois dimensions à la surface plane de la photographie, il réalise son oeuvre à partir du point de vue de la chambre pho­tographique. Les installations dans le lieu sont lon­guement préparées et méticuleusement réalisées : murs, sols, plafonds sont recouverts de peinture ou découpés pour agrandir l’espace, ou bien encore ce sont des constructions qui viennent modifier l’architecture existante. La photographie produit une mémoire du lieu en même temps que sa méta­morphose poétique.


Cette oeuvre forte et singulière qui déplace les fron­tières entre les médias traditionnels s’est immédia­tement imposée dans le paysage de l’art contem­porain. Depuis sa première exposition à Paris, à la galerie de France en 1981, Georges Rousse n’a cessé d’exposer et d’intervenir dans le monde entier, en Europe, en Asie (Japon, Corée, Chine, Népal), aux États-Unis, au Québec, en Amérique latine..., poursuivant son chemin artistique en dehors des modes. Une large rétrospective de son oeuvre a été organisée par la Base sous-marine de Bor­deaux en 2014.